La Santé en questions

Présentation Programme l'avenir en commun

Introduction :

Sur le document d'une vingtaine de pages , j'ai retenu de le présenter en 3 axes majeurs :

1. Philosophie du système de santé : Prévention et Soins
            A. Pourquoi repenser la santé ?
            B. La prévention comme pilier central

2. Recherche pharmaceutique/médicale et Formation des soignants
            A. Le désastre de la recherche et de la production
            B. La prévention comme pilier central

3. Financement et Organisation : Refonte du système
            A. Le financement : vers un 100% Sécu et une nouvelle répartition
           B. Refonte organisationnelle : public, privé, et coordination

en conclusion :


1. Philosophie du système de santé : Prévention et Soins

Objectif : Montrer que la santé ne se réduit pas aux soins techniques, mais s’inscrit dans une approche globale (sociale, environnementale, humaine).

A. Pourquoi repenser la santé ?

B. La prévention comme pilier central


2. Recherche pharmaceutique/médicale et Formation des soignants

Objectif : Dénoncer la dépendance aux lobbies et proposer une refonte ambitieuse, avec une vision élargie de la formation (éducation, bien-être).

A. Le désastre de la recherche et de la production

Problèmes actuels

Propositions clés

(Intégration de tes remarques)

B. Former autrement : au-delà des compétences techniques

Réforme de la formation médicale :
Santé mentale au travail


3. Financement et Organisation : Refonte du système

Objectif : Passer d’un système inégalitaire et inefficace à un modèle solidaire, transparent et performant, avec une articulation public/privé repensée.

A. Le financement : vers un 100% Sécu et une nouvelle répartition

Problèmes du système actuel :
Propositions radicales :

Problèmes du système actuel : détails

Propositions radicales, détails

  1. Le 100% Sécu :
    • Financement :
      • Sur-taxation des médecins libéraux du secteur 2/3 (ex : +15% pour les revenus > 120 000€/an, +30% pour > 300 000€/an).
      • Redistribution : Ces fonds financeraient la baisse des tarifs des lunettes, prothèses dentaires, etc.
    • Impact : Réduction des inégalités d’accès aux soins et baisse de la dette sociale.
  2. Interdiction des profits pour les établissements de santé :
    • Clarification :
      • Public : Déjà sous contrôle (pas de profit possible).
      • Privé à but lucratif : Interdiction totale de distribuer des dividendes (comme les associations ou mutuelles).
      • Privé à but non lucratif : Réinvestissement obligatoire à 100% dans le soin (ex : cliniques mutualistes).

B. Refonte organisationnelle : public, privé, et coordination

Démocratie sanitaire :
Articulation public/privé (touche perso) :
Mesures générales clés :


Synthèse des propositions clés

Ta remarque Intégration dans le texte Où ?
Certifications déshumanisantes Ajout d’une explication : "Certifications déshumanisantes" = Processus de normalisation (ex : certifications ISO, HAS) qui transforment les soins en usine à cases à cocher, réduisant le temps passé avec les patients et privilégiant les indicateurs quantitatifs (nombre de patients vus) au détriment de la qualité. Exemple : Un psychiatre doit passer 10 minutes par patient pour être "efficient", alors qu’un suivi thérapeutique nécessite 45 minutes. Santé mentale, partie A
Disparition de la recherche publique Ajout d’un paragraphe détaillé sur la sous-financement des facultés de pharmacie et la dépendance aux lobbies. Exemple : Sanofi et ses licenciements massifs. Recherche pharmaceutique, partie A
241 milliards d’euros de revenus Précision : Uniquement pour les 5 labos français (Sanofi, Servier, etc.), mais la France importe 80% de ses médicaments. Recherche pharmaceutique, partie A
Santé mentale au travail Ajout d’un sous-point sur la médecine du travail et l’obligation de suivi mental avec sanctions. Formation des soignants, partie B
Sur-taxation des médecins secteur 2/3 Ajout de stats précises (DREES 2023) et proposition de taxation progressive. Financement, partie A
Interdiction des profits pour les établissements Ajout d’une mesure phare avec exemple allemand. Financement, partie A


Documents

Livret_UP_13_SANTE_web-ok.pdf

Livret Santé - Proposition

Livret Santé - Proposition

Propositions base

Pour un système de santé solidaire, préventif et souverain : Refonder la santé en France

Proposition pour le programme de la France Insoumise


Préambule : Un système de santé en crise, une urgence démocratique

La santé en France est aujourd’hui menacée par des décennies de libéralisation, de sous-financement et de privatisation rampante. Les inégalités sociales d’accès aux soins se creusent, les déserts médicaux s’étendent, et la recherche publique en pharmacie a presque disparu. Pendant ce temps, les laboratoires pharmaceutiques privés réalisent des profits records (241 milliards d’euros de revenus pour les 5 principaux labos français en 2019), tandis que les cliniques privées distribuent des dividendes à leurs actionnaires (1,2 milliard d’euros en 2022) au lieu de réinvestir dans les soins.

Notre constat :

Notre réponse : Une révolution citoyenne pour rendre la santé à la fois accessible, publique, gratuite, démocratique et souveraine. Voici nos propositions, organisées en trois axes majeurs.



Axe 1 : Une philosophie de santé centrée sur la prévention et le bien-être

1.1. La santé, un droit global : au-delà des soins techniques

La santé ne se réduit pas à la médecine curative. Elle dépend aussi de facteurs sociaux, environnementaux et psychologiques. Nous proposons une approche holistique :


1.2. Garantir un accès universel aux soins



Axe 2 : Recherche et formation – Retrouver notre souveraineté sanitaire

2.1. Stopper l’hémorragie de la recherche publique en pharmacie

Constat : Depuis l’après-guerre, la recherche en pharmacie a été progressivement privatisée, au détriment de l’intérêt général.

Propositions :


2.2. Former une nouvelle génération de soignants et de chercheurs


2.3. Développer les Instituts Hospitalo-Universitaires (IHU)

Constat : Les 6 IHU créés en 2011 ont démontré leur efficacité, mais leur nombre et leurs moyens restent insuffisants.

Propositions :



Axe 3 : Financement et organisation – Un système 100% solidaire et démocratique

3.1. Le 100% Sécu : une mesure simple, solidaire et efficace

Problème : Aujourd’hui, la Sécurité sociale ne rembourse que 70% des soins courants (hors ALD et hospitalisations), forçant les patients à souscrire des complémentaires santé coûteuses et inégalitaires.

Proposition :


3.2. Interdiction de distribuer des profits dans les établissements de santé (mesure phare)

Problème : Les cliniques privées et certains établissements associatifs (ex : congrégations) distribuent des dividendes ou des avantages en nature à leurs actionnaires, au détriment des soins.

Proposition :

Exemple international : En Allemagne, les cliniques privées à but non lucratif (ex : Barmherzige Brüder) réinvestissent 80% de leurs bénéfices dans le soin.


3.3. Démocratiser la gouvernance du système de santé



Conclusion : Un système de santé pour le bien commun

Notre proposition s’articule autour de trois piliers :

  1. Une santé préventive et globale, centrée sur le bien-être.

  2. Une recherche et une formation publiques renforcées, pour retrouver notre souveraineté sanitaire.

  3. Un financement solidaire et une organisation démocratique, avec interdiction des profits dans les établissements de santé.



  1. INSEE (2023) – Inégalités sociales d’espérance de vie : Lien

  2. DREES (2023) – Revenus des médecins libéraux : Lien

  3. IRDES (2022) – Renoncement aux soins : Lien

  4. ANSM (2023) – Importation de médicaments : Lien

  5. Cour des comptes (2005) – Baisse des budgets de recherche : Lien

  6. OCDE (2021) – Dépenses de santé en % du PIB : Lien

  7. Rapport Sénat (2023) – Dividendes des cliniques privées : Lien

  1. Wikipédia – Institut hospitalo-universitaire : Lien

  2. Wikipédia – IHU de Strasbourg : Lien

  3. Wikipédia – IHU Méditerranée Infection : Lien

  4. Wikipédia – Aventis et fusion Rhône-Poulenc/Hoechst : Lien

  5. Wikipédia – Faculté de pharmacie de Montpellier : Lien

  1. ANSES – Pesticides et santé : Lien

  2. Max Planck Society (Allemagne) – Budgets de recherche : Lien


divers articles et documents

divers articles et documents

Dr Christophe Prudhomme

Billet d'humeur de la semaine

Le système de santé français n’est pas exceptionnellement généreux

Une note récente du Haut Conseil pour l’assurance maladie répond de manière très claire à ceux qui considèrent que le système de l’assurance maladie en France est particulièrement généreux, ce qui conduirait à des dépenses inutiles.
Il est tout d’abord souligné que si la part des dépenses de santé directement financées par les patients est faible en France, c’est que nous avons un système à deux étages avec une couverture publique, l’assurance maladie, et une couverture privée avec les assurances complémentaires, appelées à tort mutuelles. Autre élément important, la prise en charge publique situe la France au 12e rang européen, c’est-à-dire dans la moyenne. Par contre, la part prise par les assurances privées est particulièrement élevée en France et sur 31 pays étudiés, la France est en 4e position, seule la Slovénie nous dépasse en Europe, ainsi que le Canada et les Etats-Unis dans le reste du monde. Il faut souligner que les assurances privées sont inégalitaires et n’ont pas un fonctionnement basé sur la solidarité : le niveau de remboursement dépend du niveau de cotisation alors que les cotisations d’assurance maladie publique sont proportionnelles aux revenus. 
Un autre enseignement mis en avant par cette publication est que le fait de faire payer davantage le patient n’améliore pas la pertinence médicale des dépenses. La « responsabilisation » du patient à travers l’avance de frais, le ticket modérateur ou encore les franchises ne réduisent pas les consommations non pertinentes. Par contre, l’absence de complémentaire santé est associée à une moindre consommation de soins et les franchises ont entraîné une baisse de la consommation de médicaments par les ménages les moins aisés, ainsi que sur les personnes ayant un moins bon état de santé. Pour être clair, une hausse de la participation financière du patient réduit le recours aux soins, particulièrement pour les patients à bas revenus. Par ailleurs, accroître la participation financière sur les soins de ville peut se traduire par une hausse des hospitalisations. 
Ce travail montre clairement que cette politique dite de « responsabilisation » est un échec total en termes de santé publique. Ce qui est dommage est qu’il s’arrête au constat et ne pose pas la question des changements nécessaires pour obtenir de meilleurs résultats. C’est compréhensible car nous entrons alors dans le dur au niveau politique car cela pose la question de la pertinence du maintien d’un double système d’assurance et d’une absence de couverture à 100 % des dépenses de santé. 
La santé a été très présente lors des dernières municipales et sera sûrement le cas lors des prochaines échéances électorales nationales. La première question qui devra être posée est celle d’une assurance maladie unique qui collecte les cotisations et qui paie les prestations, ce qui implique une disparition des assurances complémentaires privées. La deuxième question est celle d’une prise en charge à 100 % avec la disparition du ticket modérateur et autres restes à charge. 

Dr Christophe Prudhomme