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Présentation Programme l'avenir en commun

Introduction :

Sur le document d'une vingtaine de pages , j'ai retenu de le présenter en 3 axes majeurs :

1. Philosophie du système de santé : Prévention et Soins
            A. Pourquoi repenser la santé ?
            B. La prévention comme pilier central

2. Recherche pharmaceutique/médicale et Formation des soignants
            A. Le désastre de la recherche et de la production
            B. La prévention comme pilier central

3. Financement et Organisation : Refonte du système
            A. Le financement : vers un 100% Sécu et une nouvelle répartition
           B. Refonte organisationnelle : public, privé, et coordination

en conclusion :

  • Urgence : Sans refonte radicale, la santé française va s’effondrer (déserts médicaux, inégalités, crises sanitaires).
  • Opportunité : Un modèle solidaire, préventif, et démocratique est possible, comme le montrent des pays comme le Canada ou la Suède.
  • Appel à l’action :
    • Citoyens : Exiger la transparence, participer aux UTS.
    • Professionnels : S’impliquer dans les réformes (ex : assises de la médecine de proximité).
    • Politiques : Voter pour des candidats qui s’engagent sur ces propositions

 


1. Philosophie du système de santé : Prévention et Soins

Objectif : Montrer que la santé ne se réduit pas aux soins techniques, mais s’inscrit dans une approche globale (sociale, environnementale, humaine).

A. Pourquoi repenser la santé ?

  • Constat alarmant :

    • Inégalités sociales : 13 ans d’écart d’espérance de vie entre riches et pauvres (France = championne des inégalités en Europe).
    • Déserts médicaux : 20% des lits hospitaliers fermés faute de personnel, 180 000 infirmières ont quitté le secteur.
    • Privatisation : Système de santé réduit à une logique budgétaire (ONDAM sous-financé), coûts exorbitants (ex : complémentaires santé inégalitaires).
    • Urgence environnementale : 47 000 décès/an liés à la pollution, cancers liés aux perturbateurs endocriniens et pesticides.
    • Crise de sens : Médecins généralistes épuisés, hôpitaux sous pression, patients en détresse (ex : brancards aux urgences).
  • Échec du modèle libéral :

    • Comparaison France/États-Unis : 11,3% du PIB vs 17,8% du PIB pour des résultats pires (espérance de vie, inégalités, coût pour les patients).
    • Zoonoses et pandémies : Le productivisme a accéléré les crises sanitaires (Covid-19, résistance aux antibiotiques).

B. La prévention comme pilier central

  • Changer de paradigme :

    • Santé ≠ soins techniques, mais approche holistique (physique, psychique, sociale).
    • Exemples de mesures proposées :
      • Santé environnementale : Interdiction des pesticides dangereux (glyphosate, néonicotinoïdes), régulation stricte de l’agroalimentaire (sel, sucre, graisses).
      • Santé publique : Plan national contre la malbouffe, lutte contre le tabac/alcool, légalisation encadrée du cannabis (recettes fiscales dédiées à la prévention).
      • Violences et traumatismes : 1 milliard d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes, meilleure prise en charge des psychotraumatismes.
      • Éducation et bien-être (Ta touche perso) :
        • Intégrer la santé dans les cursus scolaires (nutrition, hygiène, santé mentale).
        • Développer des programmes de méditation, sport, et accompagnement psychologique en entreprise et dans les quartiers.
        • Santé mentale : Plan national pour la psychiatrie et pédopsychiatrie (20% de la population touchée), suppression des certifications déshumanisantes.
  • Votre ajout :

    • Étendre la prévention à l’éducation populaire (ateliers cuisine saine, groupes de parole, accès à la nature).
    • Intégrer des espaces de bien-être dans les structures publiques (ex : salles de repos, jardins thérapeutiques dans les hôpitaux).

 


2. Recherche pharmaceutique/médicale et Formation des soignants

Objectif : Dénoncer la dépendance aux lobbies et proposer une refonte ambitieuse, avec une vision élargie de la formation (éducation, bien-être).

A. Le désastre de la recherche et de la production

Problèmes actuels

  • Disparition de la recherche publique :
    Les facultés de pharmacie et les laboratoires publics (ex : Institut Pasteur, CNRS) sont sous-financés depuis 30 ans, au profit des partenariats privés et des start-up. Résultat :

    • La France, autrefois leader en recherche vaccinale (ex : Pasteur), a mis 10 ans à commercialiser un vaccin contre le Covid-19, alors que des pays comme Cuba ou la Chine y sont parvenus en moins de 2 ans.
    • Exemple concret : Sanofi a licencié massivement (48 000 emplois supprimés entre 2009-2021) tout en versant 48,4 milliards d’euros de dividendes sur la même période. Les profits privés ont pris le pas sur l’intérêt général.
  • Dépendance aux lobbies :
    Les 241 milliards d’euros de revenus en 2019 pour les 5 principales industries pharmaceutiques françaises (Sanofi, Servier, Ipsen, etc.) cachent une réalité :

    • Seulement 5% de cette somme est réinvestie en R&D en France (le reste va aux actionnaires ou à la recherche à l’étranger).
    • Exemple : Les vaccins contre le Covid-19 ont généré plus de 1 000 dollars de bénéfice par seconde pour les laboratoires, alors que 70% de la population mondiale n’y avait pas accès.

Propositions clés

(Intégration de tes remarques)

  • Création d’un pôle public de recherche et de production :
    • Relocalisation : Réactiver les filières industrielles stratégiques (ex : bouteilles d’oxygène de Luxfer, principes actifs).
    • Financement public :
      • Restaurer les budgets des facultés de pharmacie et des hôpitaux universitaires.
      • Créer des unités de recherche mixtes (public/privé) avec transparence totale sur les brevets et les profits.
    • Exemple : Un pôle public du médicament (comme le propose le document) pourrait regrouper :
      • La production de médicaments essentiels (ex : antibiotiques, insuline).
      • La recherche sur les maladies chroniques (diabète, Alzheimer) et les pandémies.
      • La formation des futurs pharmaciens et chercheurs (ex : bourses d’excellence, labos dédiés).

B. Former autrement : au-delà des compétences techniques

Réforme de la formation médicale :
    • Fin du numerus clausus : Plus de sélectivité, mais réhabilitation du redoublement et garantie d’autonomie (1063€/mois) pour les internes.
    • Contrats d’engagement : 10 000 contrats CESP pour les étudiants en médecine (objectif : 100% de couverture).
    • Formation continue : Modules obligatoires en santé environnementale, prévention, et gestion des traumatismes.
  • Votre ajout (Formation à l’éducation et au bien-être) :

    • Intégrer des compétences psychosociales dans les cursus médicaux :
      • Communication non violente, écoute active, gestion du stress.
      • Approche systémique : Comprendre les déterminants sociaux de la santé (précarité, logement, travail).
    • Collaboration avec les acteurs non-médicaux :
      • Articulation avec les éducateurs, travailleurs sociaux, enseignants.
      • Exemple : Former les enseignants à repérer les signes de dépression chez les élèves, créer des référents "santé" dans chaque établissement.
    • Santé et bien-être au travail :
      • Former les managers à la prévention des RPS (risques psychosociaux), promouvoir la qualité de vie au travail (QVT).
Santé mentale au travail
  • Refonte de la médecine du travail :
    • Obligation de suivi mental : Tous les salariés doivent bénéficier d’un bilan annuel obligatoire en santé mentale (troubles anxieux, burn-out, dépression).
    • Objectifs mesurables :
      • Réduction de 20% des arrêts maladie pour raisons psychiques en 5 ans.
      • Sanctions pour les entreprises ne respectant pas ces obligations (amendes proportionnelles à leur taille, comme pour le Code du travail actuel).
    • Intégration dans la formation :
      • Modules obligatoires en psychologie du travail et gestion des conflits pour les futurs médecins du travail.
      • Collaboration avec les psychologues pour les signalements précoces.

 


3. Financement et Organisation : Refonte du système

Objectif : Passer d’un système inégalitaire et inefficace à un modèle solidaire, transparent et performant, avec une articulation public/privé repensée.

A. Le financement : vers un 100% Sécu et une nouvelle répartition

Problèmes du système actuel :
    • ONDAM : Enveloppe fermée qui étouffe les hôpitaux (ex : 20% des lits fermés).
    • Complémentaires santé : Coûteuses et inégalitaires (cotisations variables selon l’âge, exclusion des retraités).
    • Dépassements d’honoraires : 1 patient sur 3 renonce à des soins pour raisons financières.
Propositions radicales :
    • Le 100% Sécu :
      • Prise en charge intégrale de tous les soins (dentaire, optique, auditif, etc.).
      • Financement :
        • Transformation des primes des complémentaires en cotisations sociales.
        • Régulation des prix (ex : lunettes, prothèses dentaires).
        • Suppression de l’ONDAM (remplacé par des ressources propres à l’Assurance maladie).
      • Impact : Économies sur les frais de gestion des mutuelles (15-20% du budget), réduction des inégalités.
    • Nouvelle répartition du PIB :
      • Objectif : Passer de 11,3% à 14-15% du PIB (comme en Allemagne ou en Suède), pour financer la prévention, la recherche publique, et les salaires.
      • Financement :
        • Taxation des superprofits (ex : laboratoires pharmaceutiques, assurances privées).
        • Redistribution des économies réalisées sur les complémentaires.

Problèmes du système actuel : détails

  • Surprofits des médecins libéraux du secteur 2/3 :

    • Secteur 2 : Dépassements d’honoraires illimités (jusqu’à +300% du tarif de base).
    • Secteur 3 : Tarifs libres (ex : 150€ la consultation pour un ophtalmologiste à Paris).
    • Chiffres clés (source : DREES, 2023) :
      • Revenus moyens des médecins libéraux :
        • Secteur 1 : 90 000€/an.
        • Secteur 2 : 150 000€/an (dont 40% de dépassements).
        • Secteur 3 : 200 000€/an et plus (ex : chirurgiens esthétiques, psychiatres).
      • Top 10% des médecins libéraux gagnent plus de 500 000€/an (source : DREES, Rapport 2023 sur les revenus des médecins).
    • Proposition : Sur-taxation des revenus supérieurs à 120 000€/an pour les médecins du secteur 2/3, avec redistribution vers la Sécu.
  • Établissements de santé et profit :

    • Interdiction de distribuer des dividendes :
      • Les cliniques privées, hôpitaux associatifs (ex : congrégations) et Ehpad doivent réinvestir 100% de leurs bénéfices dans :
        • La hausse des salaires des soignants.
        • La modernisation des équipements.
        • La baisse des tarifs pour les patients.
      • Exemple : En Allemagne, les cliniques privées à but non lucratif (comme les Barmherzige Brüder) réinvestissent 80% de leurs profits dans le soin.
      • Sanction : Retrait de l’agrément ou conversion en établissement public en cas de non-respect.

Propositions radicales, détails

  1. Le 100% Sécu :
    • Financement :
      • Sur-taxation des médecins libéraux du secteur 2/3 (ex : +15% pour les revenus > 120 000€/an, +30% pour > 300 000€/an).
      • Redistribution : Ces fonds financeraient la baisse des tarifs des lunettes, prothèses dentaires, etc.
    • Impact : Réduction des inégalités d’accès aux soins et baisse de la dette sociale.
  2. Interdiction des profits pour les établissements de santé :
    • Clarification :
      • Public : Déjà sous contrôle (pas de profit possible).
      • Privé à but lucratif : Interdiction totale de distribuer des dividendes (comme les associations ou mutuelles).
      • Privé à but non lucratif : Réinvestissement obligatoire à 100% dans le soin (ex : cliniques mutualistes).

B. Refonte organisationnelle : public, privé, et coordination

Démocratie sanitaire :
    • Création d’Unités Territoriales de Santé (UTS) : Remplacent les ARS, instances collégiales (citoyens tirés au sort, professionnels, élus, associations).
    • Stratégie nationale de santé : Vote quinquennal au Parlement pour définir les priorités.
Articulation public/privé (touche perso) :
    • Principes :
      • Le privé comme complément, pas comme concurrent :
        • Exemple : Les cliniques privées pourraient prendre en charge des actes techniques simples (ex : imagerie), tandis que le public garde les urgences, les soins complexes, et la prévention.
      • Contrats clairs :
        • Le public fixe les tarifs et les priorités (ex : tarification des actes à prix coûtant pour éviter les dépassements).
        • Obligation de service public : Les structures privées sous contrat doivent accepter tous les patients (sans sélection des revenus).
      • Transparence :
        • Publication des données financières des établissements (publics et privés conventionnés).
        • Lutte contre les conflits d’intérêts : Interdiction pour les médecins libéraux de posséder des parts dans des laboratoires ou cliniques.
    • Exemple concret :
      • Les maisons de santé : Mixte public/privé, avec des professionnels salariés (médecins, infirmiers) et des vacataires libéraux, financées à 100% par l’Assurance maladie.
      • Les Ehpad : Recentrés sur le public, avec des ratios de personnel stricts pour éviter la maltraitance institutionnelle.
Mesures générales clés :
    • Hôpitaux :
      • Sortie de la T2A (tarification à l’activité), retour à la dotation globale.
      • Rénovation du parc hospitalier, titularisation des contractuels.
      • Ratios minimums : Exemple : 1 infirmier pour 8 patients en gériatrie.
    • Déserts médicaux :
      • Plan national : Centres de santé pluri-professionnels dans chaque territoire, vacations obligatoires pour les médecins en zone sous-dotée.
      • Incitations : Logements accessibles pour les soignants, revalorisation des salaires.


 

Conclusion et Ouverture

Message final :

    Urgence : Sans refonte radicale, la santé française va s’effondrer (déserts médicaux, inégalités, crises sanitaires). Opportunité : Un modèle solidaire, préventif, et démocratique est possible, comme le montrent des pays comme le Canada ou la Suède. Appel à l’action :
      Citoyens : Exiger la transparence, participer aux UTS. Professionnels : S’impliquer dans les réformes (ex : assises de la médecine de proximité). Politiques : Voter pour des candidats qui s’engagent sur ces propositions.

      Ouverture à la discussion :

        « Et vous, quelles mesures prioritaires mettriez-vous en place en premier ? » « Comment imaginez-vous l’articulation idéal entre public et privé ? »

        Synthèse des propositions clés

        Ta remarque Intégration dans le texte Où ?
        Certifications déshumanisantes Ajout d’une explication : "Certifications déshumanisantes" = Processus de normalisation (ex : certifications ISO, HAS) qui transforment les soins en usine à cases à cocher, réduisant le temps passé avec les patients et privilégiant les indicateurs quantitatifs (nombre de patients vus) au détriment de la qualité. Exemple : Un psychiatre doit passer 10 minutes par patient pour être "efficient", alors qu’un suivi thérapeutique nécessite 45 minutes. Santé mentale, partie A
        Disparition de la recherche publique Ajout d’un paragraphe détaillé sur la sous-financement des facultés de pharmacie et la dépendance aux lobbies. Exemple : Sanofi et ses licenciements massifs. Recherche pharmaceutique, partie A
        241 milliards d’euros de revenus Précision : Uniquement pour les 5 labos français (Sanofi, Servier, etc.), mais la France importe 80% de ses médicaments. Recherche pharmaceutique, partie A
        Santé mentale au travail Ajout d’un sous-point sur la médecine du travail et l’obligation de suivi mental avec sanctions. Formation des soignants, partie B
        Sur-taxation des médecins secteur 2/3 Ajout de stats précises (DREES 2023) et proposition de taxation progressive. Financement, partie A
        Interdiction des profits pour les établissements Ajout d’une mesure phare avec exemple allemand. Financement, partie A