La nature nous contraint à ce que nous sommes
dire ici la précédence rapide les grecs -> Kant -> spinoza -> husserl / merleau ponty -> sartre -> foucault ?
La nature nous contraint à ce que nous sommes
L'idée de nature est ici à prendre au sens de "notre nature", l'essence et la substance de ce qui nous fait. la nature dont nous faisons partie englobe la totalité de notre univers percevable, compréhensible, conceptualisable, manipulable. La phénoménologie nous à ouvert un chemin dans cette perception de nous même qui nous limite à ce que nous pouvons concevoir.
La contrainte
Elle est eidétique à la nature, à notre nature. Nous ne pouvons échapper à celle-ci ; même l'imaginaire est contraint à ce que nous sommes, entités biologiques dont les perceptions ne seront jamais autre que celles que notre nature nous permet.
Cette approche évacue de facto toute éventualité de quelconques entités supra-naturelles dont nous pourrions invoquer la descendance et aux quelles nous confierions l'origine de notre essence. La matérialité même ce cette conception l'inclue dans ce que nous sommes comme l'a proposé Spinoza dans ses cercles de nature.
En quelque sorte, la douleur créatrice et mortifère ce cette conception est qu'en aucune façon nous pouvons échapper à ce que nous sommes. L'admettre est douloureux et cela nous met au bord du précipice sans fond qu'est le néant. Elle est créatrice parce qu’elle nous met en mouvement permanent - la vie est ce mouvement ; elle est mortifère parce qu'elle accompagne notre chemin vers l’inexorabilité de l'échéance qui nous projette dans le néant.
La nature et le naturel
Ce qui nous paraît être "naturel", de l'ordre naturel des choses, n'est en rien la nature elle même. le naturel n'est qu'une organisation des éléments qui relèvent de la nature, en tant qu'essence.
Ainsi par exemple, lorsqu'on applique cette position à la discussion de ce qui est naturel dans la production des sociétés vivantes, humaines ou animales, il apparaît bien cite la question de ce qui dans ces organisations sociales relève de la nature, de l'ordre naturel ou bien du choix des humains qui les les composent. il est précisément de la discussion sur la naturalité de ce que les économiste moderne dénomme avec beaucoup de variabilité "Le Marché". Pour les tenants de la naturalité de ce qu'est aujourd'hui l'économie de marché - libérale ou néo-libérale, le pilier fondamental et structurant du "marché" est le concurrence, libre et non faussée ajoutent-ils.
La concurrence du vivant
Notre nature humaine est dans le règne du "vivant" par opposition à tout ce que ne semble pas l'être : le minéral ainsi généralement dénommé pour ce qui est du perceptible, dans le monde "sensible"(1).
Il semble acceptable de concevoir que le minéral est de nature hostile au vivant mais ce n'est pas un antagonisme puisque non symétrique. Il semble aussi acceptable de nos jours de concevoir que le monde du vivant est issu d'innombrables essais d'organisation, mis en concurrence et qui se sont ou ont été pérennisés parce que mieux adaptés leur environnement, notamment minéral et hostile, évoluant au rythme des événement cosmiques extra ou intra planétaires qui ont jalonnés la formation de notre monde.
Nature et culture
Il est clair et sans contexte que notre nature est le support de nos cultures, que donc, en soit, par essence, elles les contraints. Mais cela ne présage en rien des cultures possibles que notre nature permet ou permettrait. La combinatoire des possibles, la diversité constatée en atteste.
Ceci posé, qu'en est-il de l'idée même de culture ? l'évolution d'être vivants en organisation puis en culture, pour lutter contre l'entropie destructrice de leur environnement est-elle de l'ordre des choses, de l'ordre naturel ? Est-elle un heureux hasard des innombrables possibilité de la combinatoire du vivant(2) ou porte-t-elle en elle même - par essence - un objectivité qui la rend concrète à un stade de son évolution ? A contrario de la thèse(3) de J. Monod qui propose l'idée de "nécessité'" pure, presque naturelle, le structuralisme au travers du travail de C. Lévy-Strauss notamment propose une lecture plus articulée de ce phénomène, une logique d'enchaînement dans la constitution et l'organisation sociale, logique contrainte par la nécessité de répondre à des besoins immédiat, synchrétique(4), qui se pérennisent de façon diachronique(4) par leur efficience et leur adoption.
Il n'est de hasard que l'imaginaire de ceux qui font ou défont ces sociétés(5).
(1) -Cette dualité vivant/minéral ne représente pas une perception plus actuelle du monde en n'incluant pas la nature vibratoire de la matière, caractéristique qui traverse aussi bien le monde minéral que le règne du vivant. La nature quantique de nos briques atomiques, la sensibilité de l'organisation de la matière mais aussi ce l'organisation ou du comportement du vivant aux phénomènes vibratoires permet d'entrevoir de nouvelles représentations du monde.
(2) / (3) - Je penses tout particulièrement au travail je jacques Monod, et son ouvrage "le hasard et la nécessité" - lecture de jeunesse qui dans le fond peut avoir profondément inspiré cette réflexion - Thèse et opus cités de mémoire - sa notion de nécessité demanderait à être explicitée ici.
(4) - J'emploie ici volontairement les concepts de Synchronie et Diachronie forgés par Ferdinand De Saussure, pour décrire l'ancrage dans les langues de signifiés - la langue, pas encore nommée dans cette discussion et évidemment centrale de tout le propos. Les concepts amenés par la linguistique moderne - mon champ d'entrée dans la réflexion philosophique - sont un apport considérable à ce que nous pouvons concevoir de ce que nous sommes. Contemporain de S. Freud, précurseur du structuralisme, il a par exemple inspiré Jacques Lacan quant il dit "L'inconscient est structuré comme un langage"
(5) - Je définirais ici à ce stade société comme étant le tout d'une organisation d'être vivant, développant des traits manifeste de culture. On voit donc que cela peut aussi s'appliquer à d'autres organisations qu'humaines.
D'autre part, notez que le matérialisme historique - dont l'application ici serait que "c'est l'histoire que fait les hommes et non les hommes qui font l'histoire" - fait partie intégrante de mes outils d'analyse du monde et cette réflexion n'en est en rien contraire.
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